The king, Naat Veliov, et la musique rom des Balkans

Allez le voir (en restant à la maison !). 

Allez voir le film de Michele Gurrieri finalement disponible ev VOD (vidéo à la demande) à 5,99 € au lien suivant en VF :

Allez le voir.

Compositeur et roi de la trompette tzigane, King Naat Veliov a hérité sa couronne d’une longue lignée de musiciens roms des Balkans. Il brasse les cultures et les
styles musicaux comme personne avant lui. Entre tradition et modernité, il nous entraîne sur les chemins de la création, de la transmission et du rayonnement de cette musique dans le monde.

Allez le voir.

Parce que, au mépris des interdictions actuelles aux déplacements de personnes dues à l’émergence Covid-19, ce film vous fera voyager certes (surtout en Macédoine) et au rythme extraordinaire d’une musique à la fois nouvelle et antique.

Allez le voir, je vous dis.

Parce qu’il a une structure narrative originale. En fait ce film c’est les coulisses, c’est le making of du concert infini que sont tous les jours de la vie de Naat Veliov. En même temps, ce film est une investigation sur le conteste sociale qui est à l’origine et qui entoure encore aujourd’hui ce mystérieux phénomène artistique qui est Naat Veliov. En apparence, The King, est un personnage contradictoire et inexplicable.  D’un côté il est analphabète du pentagramme, de l’autre il est internationalement reconnu pour être un virtuose talent de la trompette qui varie avec grande maestria d’un genre à l’autre en restant toujours ancré à la tradition musical turque et des Balkans. Pourquoi après plusieurs décennies de tournées à l’international, il continue encore à jouer dans les mariages ? Il est le plus riche de sa communauté, mais la communauté Rom est la plus pauvre. Dans le film, on le voit en train d’animer une masterclass dans une école de musique en France, pour après le retrouver avachi dans un canapé à la maison en train de tenir la trompette sur les lèvres de la plus petite de ses filles.

La vérité, que le film nous apprendre, c’est que Naat Veliov est le représentant d’une dynastie de musiciens rom qui se transmet la musique oralement de père en fils. Ils restent toute la journée (et la nuit parfois) autour d’une table à manger, boire, jouer de la musique et discuter de musique. Ils essayent les nouveaux rythmes en claquant les ustensiles de cuisine et n’importe quel autre objet qu’ils ont sous leurs mains. Ils se fredonnent des mélodies l’une et l’autre en serrant la cigarette dans les lèvres. C’est cette approche naturelle et directe à la musique qui marque la différence par rapport aux conventions stéréotypées de la pédagogie musicale classique de notre monde.  Pas de solfège ni de pentagramme. Devant toi, que l’instrument. Après, tout le reste, il faut que tu le retrouves en toi. Dans ton souffle, dans ta mémoire, dans tes sentiments. Voici comment est née le phénomène artistique qu’est Naat Veliov. On a presque envie de s’étonner que quelqu’un un jour a pu le découvrir, assourdis comme on est par le vacarme homologuant de la mondialisation. Mais, voilà, “The king” est encore là, à jouer chaque jour dans n’importe quel lieu où il se trouve.

Allez le voir, ce film.

Allez le voir. Car il a donné des images à la musique sur un peuple oublié.

Giuseppe Giorgianni (corrections necessaires en français par Vinciane Giorgianni)

un film de Michele Gurrieri
Avec King Naat Veliov

 

The King, Naat Veliov e la musica rom dei Balcani

Vedetelo, il film di Michele Gurrieri finalmente disponibile in VOD (pay for view) per 6,99 € al seguente link in versione italiana:

Vedetelo.

Compositore e re della tromba tzigana, King Naat Veliov ha ereditato la sua corona da una lunga stirpe di musicisti rom dei Balcani. Naat mescola culture e stili musicali come nessuno prima di lui. Tra tradizione e modernità, ci porta lungo i sentieri della creazione, della trasmissione, dell’influenza della musica rom nel mondo.

Vedetelo.

Perché a dispetto dei limiti attuali posti agli spostamenti umani per motivi di piacere, questo film vi farà “viaggiare” lontano, in Macedonia soprattutto, al ritmo straordinario di una musica nuova e antica al contempo. 

Vedetelo.

Perché il film ha una struttura originale. È concepito per essere tutto intero il backstage, il making of del concerto infinito che Naat Veliov esegue ogni giorno della sua vita. E nello stesso tempo, è una indagine sul contesto sociale che è all’origine e che circonda questo misterioso fenomeno artistico che è Naat Veliov. Apparentemente, “The King” è un personaggio contradditorio, se non inspiegabile: da un lato è un analfabeta del pentagramma, dall’altro è un virtuoso talento della tromba, internazionalmente riconosciuto, che spazia con maestria in tutti i generi musicali pur restando ancorato alla tradizione musicale balcanica e turca.

Come mai dopo decenni di tournée in tutto il mondo, egli continua ancora a suonare nei matrimoni?

È il più ricco nella sua comunità, ma la sua comunità, i rom, è la più povera. Nel film lo si scopre animare “masterclass” di musica all’estero, per poi ritrovarlo a casa ozioso mentre incoraggia sua figlia bambina a dare i primi soffi nella tromba.

Il fatto è, come il film ci mostra, che Naat Veliov è l’esponente di una dinastia di musicisti rom che si tramandano la musica oralmente di padre in figlio. Attorno alla tavola da pranzo imbandita passano tutto il giorno a suonare e a discutere di musica. Provano i nuovi ritmi sbattendo le posate e qualsiasi cosa passi loro tra le mani; si canticchiano melodie a vicenda con la sigaretta stretta tra le labbra. È questo approccio “naturale”, diretto alla musica che segna la differenza rispetto alle convenzioni “costruite” della pedagogia musicale classica del nostro mondo. Niente solfeggio, niente pentagramma. Davanti a te hai solo lo strumento. E poi tutto il resto, te lo devi cercare dentro. Nel tuo fiato, nei tuoi ricordi, nei tuoi sentimenti. Ecco come è nato questo fenomeno artistico che è Naat Veliov. E viene quasi da stupirci che qualcuno se ne sia accorto un giorno, assordati come siamo dal frastuono omologante della mondializzazione. Eppure “The King » è ancora lì che suona ogni giorno e in ogni luogo in cui si trovi.

Vedetelo questo film.

Vedetelo perché attraverso la musica fa luce su un popolo dimenticato.

Giuseppe Giorgianni (correzioni in italiano – ahimè necessarie ! – di Franco Giorgianni)

Ce petit hommage à Châteauform’, un de mes principaux clients dans l’événementiel, secteur particulièrement sinistré par l’émergence coronavirus, a été monté à partir d’une sélection des images que j’ai réalisées au cours de mes différentes missions pour ce grand groupe leader en Europe dans l’événementiel d’entreprise.

Questo piccolo omaggio a Châteauform’, uno dei miei clienti principali nel campo dell’organizzazione di convegni, settore particolarmente colpito dall’emergenza coronavirus, l’ho realizzato a partire da immagini girate nel corso delle numerose missioni che Châteauform’ mi ha confidato.